Projet Khepri
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Aujourd’hui, article récapitulatif de notre situation au Laos, ce qui est fait et est en cours.


Pour l’installation pratique : nous sommes encore en train de chercher une maison. Nous avons pris contact avec 3 agences immobilières et sommes épaulés par l’ECCIL dans nos recherches : conseils, négociation… L’ECCIL nous sert d’intermédiaire privilégié. Nos recherches se focalisent sur une maison entre 600 à 800 USD à proximité du centre-ville pour limiter les coûts de transport (élevés). Nous avons visité une dizaine de maisons, mais celle nous intéressant le plus nous a échappé. Nous avons une agence qui travaille à nous proposer autre chose et nous avons contacté de notre initiative une nouvelle agence pour voir d’autres maisons.

Dans le même registre, Maximilien a ouvert un compte en banque lao qui nous servira d’interface le temps qu’un compte entreprise puisse être créé à la banque Franco-Lao.

Pour l’internet à usage personnel, nous avons trouvé la solution : les clés3 Gd’Unitel. C’est la solution privilégiée par les expatriés sur internet et elle nous a été confirmé par Inpahn, un lao avec qui nous avons sympathisé. Une clé coute 30€/l’unité et l’illimité journalier coute 50 centimes. Nous pensons en acheter sans doute deux une fois installé dans une maison.

Pour le téléphone, nous avons acheté 2 cartes sim : une pour l’usage professionnel dont le numéro est +856 20 780 386 55 ; et une seconde que nous n’avons pas encore ouverte pour un usage plus loisir /personnel ou tout simplement si un jour on se sépare et qu’on ait besoin de communiquer. A 1€ la carte sim, la dépense ne nous a pas paru énorme.

Nous avons réussi à nouer un petit contact avec Vientiane Accueil, l’association en charge de l’accueil des ressortissants français au Laos. Sans nouvelles d’eux d’ici notre prochaine connexion, nous les appelleront en direct.

Enfin, Maximilien est inscrit à des cours de Lao qui débutent le 2 mai à l’institut français. Il n’aura pas le temps d’assister à l’intégralité de la session mais il aura le loisir d’acquérir les bases de la langue.

Pour l’ECCIL : nous sommes inscrits depuis le 11 avril comme membres de l’ECCIL et avons un autre rendez-vous avec le directeur de la chambre en fin de semaine prochaine pour sans doute finaliser certains points. Nous faisons pour le moment appel à eux pour 2 choses :

-         - La création d’entreprise

-         - L’installation pratique : location, avis sur banque, avis sur choix d’un mode de transport…

Pour la création d’entreprise : Pour le moment nous sommes un peu bloqués et en attente dans ce processus. En effet, le Laos semble avoir fait évoluer les possibilités de création d’entreprise depuis notre dernier passage. Les modalités sont plus courtes en terme de délai globaux (environ 1 mois au lieu de 3), mais en contrepartie, les documents ne sont disponible qu’en lao !

Nous avons donc pris la décision de les faire traduire en anglais pour pouvoir d’une part les remplir plus facilement, mais en plus garder une copie de ce qu’on aura rempli et pouvoir plus facilement réagir en cas de souci lors de la validation par les autorités de nos différents formulaires.

Ce délai de traduction nous bloque car pendant ce temps, il nous a été déconseillé de commencer la prospection de fermiers si nous n’avions pas une procédure officielle en cours. Une fois les papiers administratifs lancés dans les rouages de la machine laotienne, nous irons nous introduire auprès de la chambre de commerce nationale qui nous autorisera vraisemblablement à prospecter les fermiers.

De même une fois les démarches commencées, nous pourront lancer la procédure pour des visas business et voir pour obtenir des work permit si besoin.

Pour Ubifrance/mission économique : nous avons repris contact avec eux et après un report du rendez-vous initialement prévu mardi (RDV de dernière minute chez eux qui les a contraints à décaler), nous avons un nouveau rendez-vous Lundi 30 Avril à 14h.

Nous aborderons avec eux les points suivants :

-        -  Les possibilités de partenariat avec l’université d’agriculture de Nabong

-        -  Les éventuels prestataires présents au Laos (farine, chitine, plasturgistes…)

-        -  Les modalités d’import/export de nos produits depuis le Laos versla France

-        -  L’importation de matériel d’élevage depuisla  France vers le Laos

Ils nous ont par ailleurs envoyé les coordonnées téléphoniques du professeur Avakhat que nous avions déjà rencontré en Novembre, et dès qu’ils nous donneront plus d’éléments sur les partenariats entreprise-université, nous le contacteront.

Autres :

Dans une moindre mesure, nous sommes en contact avecla SDV, une entreprise de stockage et de transport afin de se renseigner sur les entrepôts disponibles (stockage de nos produits) et le coût d’exportation vers la France.

Enfin, pour l’élevage test, nous avons repéré plusieurs boutiques avec potentiellement des cages/vivariums/boites en plastique pour pouvoir lancer l’élevage test de grillon. Il nous manque pour le moment les souches de base, mais nous pensons pouvoir les récupérer auprès du professeur Avakhat et de l’université ou auprès d’une vendeuse de grillons frits que nous avons déjà vu à plusieurs reprises dans les rues de Vientiane à proximité de l’hôtel où nous séjournons.

Sabaïdee !

Deux membres de l’équipe du projet Khepri, Maximilien Lepere et Kévin Mailly, sont actuellement de retour au Laos afin d’entamer les démarches de création d’entreprise sur place. Arrivés le 10 Avril après 24 heures de voyage, un rendez-vous est au programme le lendemain matin avec la chambre de commerce européenne dans le but de reprendre contact et de glaner les dernières informations nécessaires au lancement de la procédure.

 

Renseignements pris, nous décidons de rendre visite à l’institut français mais celui-ci est fermé quand nous nous y rendons et le sera jusqu’au 16 inclus. En effet la ville tourne au ralenti en ce moment, en raison du nouvel an Lao (Bun Pi Mai Lao). Cette célébration, aussi connue sous le nom de festival de l’eau, est l’occasion pour les habitants de laver leurs maisons et d’asperger les passants, ce qui est loin d’être désagréable étant donné la chaleur (35° à l’ombre) mais nécessite de laisser ses objets fragiles (passeports, téléphones, portefeuilles) au sec à son domicile. Les festivités sont célébrés une semaine durant, et la plupart des restaurants et commerces sont fermés en cette période, raison pour laquelle nous ne disposons que de trop rares endroits où se connecter au net et donner des nouvelles. La situation devrait s’améliorer à partir du 17 Avril.

 

Nous achetons tout de même un téléphone portable avec recharges afin de pouvoir communiquer avec nos intervenants sur place. Malheureusement et malgré nos tentatives répétées, l’ambassade reste injoignable. Baste, puisque les affaires sont au point mort, il est temps de faire un peu de tourisme. Nous décidons donc de visiter le Vat Si Saket, un des plus anciens temples de Vientiane situé aux abords du palais présidentiel. Celui-ci abrite une magnifique collection de statues de bouddhas (6400 effigies) mais mériterait d’être mieux entretenu et restauré.

 

En attendant la fin des festivités, nous décidons de faire quelques provisions de nourriture en prévision d’une fermeture des restaurants et magasins et envoyons ce message depuis un cyber cafe. Les photos attendront un peu mais elles arrivent.

Compte-rendu séjour Asie du sud-est Novembre 2011

Khepri est un projet d’entreprise en cours de création dont le but est de produire des farines protéinées et de la chitine à partir de l’élevage d’insectes tout en aidant les acteurs locaux des pays à forte culture entomophage à atteindre l’indépendance alimentaire et financière.

Pour ce faire, Khepri mettra gratuitement à disposition des entomo-fermiers les outils nécessaires (cages et souches d’insectes initiales) à la mise en place cet élevage. En contrepartie, Khepri récupère 30% de la production des fermes ainsi sponsorisées.

 

But du voyage : Afin de valider son Business Model, l’équipe de Khepri vient d’effectuer un voyage en Asie du Sud-Est dont le financement a été couvert par le prix remporté lors du concours OPEN ISEG. Nous avons passé 10 jours à Vientiane (Laos), 5 jours à Khon Kaen (nord de la Thaïlande) et 15 jours à Bangkok (Thaïlande).

Malgré les inondations qui ont touché la Thaïlande et plus particulièrement sa capitale Bangkok nous avons pu préserver l’essentiel de notre planning de rendez-vous, bien que deux salons professionnels auxquels nous devions assister ont été annulés.

 

Personnes rencontrées lors du voyage :

Þ    En Thaïlande

o   Mme Camdessus et M. Chambon – Services économiques de l’ambassade de France en Thaïlande

o   M. Boudet – Chambre de commerce franco-thaï

o   Mme Thanaruckchok – Board Of Investment (BOI) thaïlandais

o   M. Dupont – Law Solutions, cabinet d’avocats francophone

o   Dr Tasanee – Département d’entomologie de l’université de Khon Kaen

o   Visite terrain de fermes d’insectes

Þ    Au Laos

o   Mme Phathaphone et M. Martin – Services économiques de l’ambassade de France au Laos

o   Dr. Bruesseler – Chambre de commerce européenne au Laos

o   Professeur Avakhat – Département d’entomologie de la faculté d’agriculture du plateau de Nabong

 

Informations-clefs :

Þ    Créer une entreprise en Thaïlande

o   En une semaine une fois les formalités administratives accomplies

o    Capital minimum de 2 millions de Bahts (environ 45.000 euros) multiplié par le nombre d’associés

o     4 salariés thaïs pour un étranger

o Dans le cadre d’une activité agricole, le capital doit être détenu majoritairement par un investisseur thaï.

 

Þ    Créer une entreprise au Laos

o   En 3 mois une fois les formalités administratives accomplies

o   Capital minimum de 1000 dollars

o   10 salariés laotiens pour un étranger

o   Aucune restriction particulière concernant le capital social

o   En cas de démission d’un salarié, des indemnités sont tout de même à verser

 

Þ    Informations sur la production de grillon

o   Le kilo de grillon est actuellement plus cher que le kilo de poulet à la vente

o   Prise de renseignements sur les coûts d’un élevage d’une vingtaine de cages (coûts des cages, de production, prix de vente…)

o   Nous devrons effectuer des recherches supplémentaires afin d’optimiser l’alimentation des grillons de nos élevages. Dans ce cadre, nous envisageons de travailler en partenariat avec les universités locales

 

Þ    Confirmation de l’adéquation de notre projet avec les cultures locales

o   Au travers de nos différents rendez-vous, nous avons pu confirmer que l’installation d’entomo-fermes est possible en Asie du Sud-est

o   L’entomophagie bien qu’ayant régressé dans les zones urbaines reste bien présente en province et sur les marchés spécialisés.

 

Conclusion – Ce qu’il reste à faire :

 

1/ Créer la structure mère française pour pouvoir contrôler efficacement les différentes filiales locales en Asie du Sud-Est. Les statuts sont en cours de rédaction.

 

2/ Choisir le premier pays d’implantation en Asie du Sud-est. Si la solution thaïe est retenue, nous devrons trouver une astuce juridique pour garder le contrôle de l’entreprise. La structure pourra être divisée en deux entités distinctes, l’une s’occupant des activités agricoles, l’autre des activités de transformation industrielle. L’accueil réservé par le BOI thaï fut assez différent de celui de leur département à l’ambassade de Thaïlande en France rencontré en Octobre. Nous devrons réévaluer la situation avant de choisir l’implantation géographique de notre antenne locale entre la Thaïlande et le Laos.

 

3/ Notre business plan est en finalisation grâce aux informations que nous avons rassemblées au cours de notre séjour. Nous le présenterons pour lever les fonds nécessaires au projet auprès de sociétés d’investissement que nous avons d’ores et déjà identifiées.

Fin de séjour

Le planning de notre fin de séjour à Bangkok, perturbé par les annulations de RDV suite aux inondations, est des plus légers. Tout comme l’est notre accès à Internet dans notre nouvel hôtel. Un peu de tourisme s’impose donc avant d’effectuer les préparatifs de notre retour, le mercredi 7 décembre.

Avant cela toutefois, 2 RDV sont encore au programme, dont le premier avec le BOI (Board of Investment) thaïlandais le jeudi 1er décembre. Après une courte présentation de leurs activités sur la musique d’Iron Man, nos interlocuteurs nous renseignent de leur mieux. Malheureusement, rien que nous ne sachions déjà. Notamment sur la législation très protectionniste à l’endroit du secteur agricole, qui oblige un minimum de 51% de parts détenues par des nationaux thaïlandais, le don de matériel d’élevage étant considéré comme une activité agricole à part entière…

Pour notre dernier week-end dans la région, nous nous sommes rendus au grand marché de Chatuchak, dans le nord de la ville. L’endroit idéal pour faire des achats à bon prix de toutes sortes de marchandises, du coq de combat aux vêtements en passant par des bébés chiots. Notre recherche de l’insectarium dans le parc de Chatuchak se soldera toutefois par un échec.

 

Lundi prochain, jour de l’anniversaire du roi, sera férié. Les décorations jaunes, couleur caractéristique de la royauté, commencent déjà à fleurir dans les rues. Le lendemain est prévu notre dernier RDV du séjour avec un cabinet d’avocats francophone. Nous vous en tiendrons évidemment informés.

Rencontres fortuites

Lundi 21 Novembre, nous nous rendons à l’université de Khon Kaen pour visiter le département dédié à l’entomologie. Le professeur Yupa, qui assure ses fonctions de chercheur en sus des relations avec la FAO dans la région, n’est malheureusement pas présente ce jour-là. Nous rencontrons donc sa collègue, le professeur Tassani qui fur la 1ère il y a 12 ans à inaugurer le service dédié à l’étude des insectes. Celle-ci nous reçoit immédiatement et mets à notre disposition 2 de ses élèves et leur véhicule personnel afin de nous conduire à la ferme d’insectes la plus proche.

Après l’heure du déjeuner, nous visitons donc la ferme et glanons les renseignements nécessaires, bien aidés en cela par les étudiantes, qui nous assurent un rôle de traducteur extrêmement utile.

L’élevage est relativement imposant, la fermière récoltant environ 200kg de grillons par mois dans ses cuves. Nous avons également le loisir de goûter ses produits, cuisinés sur place pour des clients de passage qui viennent s’y approvisionner de quelques kilos chacun.

Préparés au wok traditionnel, revenus dans de l’huile et assaisonnés de feuilles de citronnelle et de citrouille thaïlandaise, le résultat est excellent, tant à l’œil qu’en bouche. Afin de mettre les choses en perspective pour nos lecteurs, sachez que nos amis thaïs sont aussi dégoûtés de nous savoir manger des escargots et des grenouilles que nous ne le sommes à les savoir manger des insectes. En somme, tout est une question de culture gastronomique. Nous quittons la ferme pour passer nos derniers jours dans notre hôtel à travailler sur le business plan avant notre retour à Bangkok.

Khon Kaen

Vendredi 18 novembre, c’est aujourd’hui la fin de notre étape laotienne et notre retour sur le territoire thaïlandais. Nous quittons Vientiane en début de matinée en prenant le bus pour traverser le premier Pont de l’Amitié et les postes frontières avant d’arriver à Nong Khai où nous changeons de bus, direction Khon Kaen. Après 4 heures de route et plusieurs arrêts le long du chemin, nous arrivons à destination.

Tout de suite nous nous apercevons que nous en sommes plus au Laos, Khon Kaen est une ville peu touristique qui a surtout un rôle économique dans la région. A notre hôtel, à part le directeur adjoint et le chef du restaurant, personne ne parle anglais et nous avons de ce fait quelques difficultés à nous faire comprendre.

Le lendemain, après une soirée et nuit de repos pour nous réhabituer à la chaleur thaïlandaise et à nos 5h de voyage en bus, nous partons à la découverte de la ville. Par certains côtés similaire à Vientiane, celle-ci est plus grande et plus imposante. Ici pas de limite en nombre d’étage des immeubles et des routes à 3 ou 4 voies quadrillent la ville.

Lors de notre longue balade à pied, nous sommes arrivés au Central Plaza, qui se situe en plein centre-ville et traduit une certaine démesure dans ces 5 étages de boutiques très occidentales. Nous voilà bien loin des marchés de Vientiane ou nous étions les seuls européens.

Mille et une pattes

Mercredi 16 Novembre, la journée commence à l’ambassade de France au Laos, qui nous a recontactés la veille pour convenir d’un nouveau rendez-vous après l’occasion manquée de la veille. Bilan de la matinée, les services économiques de l’ambassade nous accordent leur soutien et leur appui lors de futurs démarches auprès d’officiels, et nous renseigne sur l’adresse de la faculté d’agriculture où sont localisés les anciens élevages-tests de la FAO, désormais laissés à la charge du professeur Avakhat.

Après déjeuner, nous partons donc en taxi direction le plateau de Nabong, au nord de Vientiane. L’endroit est un peu plus reculé et situé en zone rurale. Le professeur nous offre la visite guidée de ces installations : élevages de fourmis, de vers de farine et de grillons. Nous ne pouvons pas accéder à son élevage de vers à soie pour le moment mais la visite fut fort instructive.

Le professeur Avakhat nous fournit tous les chiffres dont nous avons besoin concernant les coûts de revient, les quantités, la nourriture et les prix du marché. Nous en profitons pour lui demander si des potentiels fermiers seraient intéressés par l’idée que nous lui soumettons, à savoir fournir les cages et les premiers insectes contre un pourcentage de la future production. Sa réponse, affirmative, nous encourage à poursuivre. Le professeur peut tout à fait être l’interface dont nous avons besoin entre les fermiers, l’administration et les industriels. C’est sur la promesse de lui donner des nouvelles de notre projet et de se revoir lors d’une prochaine visite que nous le quittons.

Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons au marché de DongMarkhai, réputé pour ses étals d’insectes, que nous avait mentionné la veille Ramon Bruesseler. La pleine saison des insectes se situant au début de la saison des pluies, nous ne trouvons pas énormément de choix mais nous composons tout de même un petit assortiment que nous goûterons en guise de snack le soir venu.

Bon appétit !

Jeudi 17 Novembre, dernier jour à Vientiane, nous décidons de passer une journée à la française. Le midi : restaurant français avec un bon steak au poivre. Le soir : Dégustation de Beaujolais Nouveau au restaurant I Beam, qui valait le détour pour son menu dégustation à 25 euros pour 3 personnes. Le lendemain, nous partons à la gare routière pour un voyage de 5 heures en bus à destination de Khon Khaen dans le nort-est de la Thaïlande.

A l’est, rien de nouveau

Lundi 14 novembre 2011, nouvelle semaine en Asie du Sud-Est et surtout début de notre série de rendez-vous à Vientiane. On arrête de visiter pour un temps et on passe aux choses sérieuses avec l’Ambassade de France et sa mission économique en guise de premier arrêt dans l’après-midi. Nous nous sommes donc préparés pour le rendez-vous, mais devons subir notre première déconvenue du séjour : la personne en charge de nous recevoir est absente sans nous avoir prévenu ou laissé d’indication au secrétariat de l’Ambassade. Comble de l’ironie, malgré notre citoyenneté française, nous ne pouvons pas accéder à l’Ambassade et aux services consulaires sans rendez-vous et autorisation préalable. Impossibilité donc de pouvoir se renseigner sur certaines formalités administratives pour une installation ici.



Malgré cela, nous en avons profité pour aller faire un tour à pied d’une zone que nous connaissons moins bien de Vientiane et avons pu jeter rapidement un coup d’œil au Phiavat  (actuellement en travaux de rénovation).



De retour à l’hôtel, et ayant du temps libre avant une heure de diner décente, Rémi et Maximilien sont partis tester le salon de massage situé à côté de l’hôtel et réputé pour être le meilleur de Vientiane. Une expérience qu’ils ont trouvée intéressante et fort relaxante, qui leur a fait redécouvrir certains os et la divine souplesse de leurs corps ! Le massage laotien est quelque chose à tester si d’aventure vous vous hasardiez dans ce pays.

Mardi 15 novembre, la journée commence par un rendez-vous avec Ramon Bruesseler, executive director de la chambre de commerce européenne au Laos. Très sympathique, Ramon nous fournit toutes les informations que nous souhaitions sur l’implantation d’entreprise au Laos, l’état de son tissu économique, et nous indique même où se situe l’evening market de Vientiane, réputé pour ses étals d’insectes. Nous croisons même sur le chemin du retour quelques stands vendant des vers de bambou préparés, à l’arrière du marché de Talatsao que nous avions pourtant visité quelques jours auparavant. Nous y reviendrons pour en acheter un sachet et le déguster.

Mauvais point de la journée, nous n’avons pas trouvé le local de la FAO à Vientiane, la tâche étant rendu compliquée par l’absence de numéro dans les rues et sur les devantures. Nous allons envoyer un mail à ses représentants afin qu’ils puissent nous fournir un plan détaillé de leur situation géographique ainsi que pour convenir d’un éventuel RDV avant notre départ pour Khon Khaen le vendredi 18 novembre. Un mal pour un bien, cette marche nous aura menés au That Luang, magnifique monument bouddhiste offert par l’Inde au Laos.



 

Vientiane

Notre premier jour sur place fut consacré à la découverte de la capitale du Laos, Vientiane.
Au matin, nous nous dirigeons vers le marché Talat Sao qui jouxte le tout nouveau shopping center (l’inauguration est en effet prévue le jour où nous passons, à savoir le 11/11/11 à 11h11). Il s’agit du marché traditionnel de Vientiane, anciennement connu comme le marché aux drogues.

Nous passons devant le palais présidentiel (en travaux), situé à 50 mètres de l’ambassade de France où nous avons rendez-vous lundi prochain. La chaleur est bien plus supportable qu’en Thaïlande. Tout est moins cher dans ce pays, notamment la nourriture. Nous décidons de nous immerger en commandant, entre autres plats, des Pat-Thaï – assiette de nouilles, soja et gingembre à la viande – et Wai-Wai – assiette de nouilles au poireau, coriandre et viande –.

L’hôtel Lao où nous résidons est loin d’être le seul à être honoré du nom du pays. La « BeerLao » et le whisky « Lao Lao » sont ici des monuments d’identité nationale et sont affichés dans tous les bars et restaurants que nous croisons. Nous nous arrêtons pour dîner dans un restaurant sur les bords du Mekong, très typique, la nourriture, y compris les coques, étant cuite au grill au bord de la route.

Le lendemain, direction le Mekong qui sépare la Thaïlande du Laos. Le fleuve est en ce moment quasiment à son plus bas niveau, mais sa largeur reste impressionnante. En ville, il reste peu de monuments intacts de l’ancienne culture laotienne, mis à part un That-Dam et le musée national qui expose les vestiges de son passé en même temps qu’une propagande communiste clairement affichée concernant les évènements les plus récents de son histoire post-seconde guerre mondiale.

Là-haut

Mercredi 9 novembre, deuxième jour à Bangkok, et deux RDV prévus au programme :

-  Le premier avec la Chambre de Commerce Franco-Thaï (FTCC)

-  Le second avec la mission économique de l’ambassade de France en Thaïlande (UbiFrance)

Le monde des entrepreneurs français en Thaïlande est petit. Tous nos interlocuteurs se connaissent et connaissent les personnes avec qui nous avons RDV pendant ce mois.

La FTCC nous a fourni le plus d’informations précieuses pour le lancement de notre activé en Thaïlande.

UbiFrance agissant principalement comme support aux exportations des entreprises françaises de la Thaïlande vers le reste du monde, le rendez-vous a plus été axé sur l’installation de notre structure à Bangkok en nous basant sur leur expérience.

Nos autres RDV à Bangkok ayant été reportés pour la plupart à la fin du mois de novembre, nous décidons de partir le soir même pour le Laos afin de laisser le temps aux eaux de s’évacuer un peu plus de la capitale. Direction la gare centrale de Bangkok pour un voyage en train de nuit vers le terminus Nong Khai, ville thaïlandaise à la frontière du Laos et de la capitale Vientiane.

 

Le trajet de 12 heures 30 prendra du retard et se transformera en trajet de 15 heures dans des wagons couchettes secoués par le mauvais état du réseau ferré. Bon gré mal gré, nous voici au Laos et plus précisément à Vientiane, où la façon de conduire est pire encore qu’en Thaïlande. Pour doubler, il est semble-t-il d’usage de rouler en sens inverse et de forcer le véhicule d’en face à changer de voie. Mais la différence principale avec sa voisine thaïlandaise est sans conteste le niveau de vie. Bien plus pauvre, à en juger par le nombre de maisons construites en tôle ondulée, le pays communiste tente de s’ouvrir aux entreprises afin de sortir du marasme, comme en témoignent les implantations d’industriels comme Pepsi ou Honda.

 

Vientiane est une ville bien plus calme que Bangkok, beaucoup moins de circulation, et surtout beaucoup mois touristique malgré un quartier français / expatrié. Néanmoins, plusieurs temples et marchés nous proposent des sorties intéressantes que nous allons explorer dans les prochains jours en attentes de nos rendez vous à venir.

*Le WiFi étant plus qu’erratique, il se peut que nos articles soient espacés pour la semaine à venir.*